44.152270689876374, 1.7571231265446399
Premier tombeau après deux années de maturation conceptuelle et artistique. J’envisageais initialement un cube parfait, noir mat, industriel, mort et cynique. Puis, la matière s’imposant à moi, un tout autre processus s’est développé, relevant tant de l’évidence que de l’expérience. Mon attrait naturel pour la transmutation m’amène à utiliser la soudure à l’arc non plus seulement comme moyen technique, mais comme médium à part entière. La chimie sauvage de l’atelier rejoint ma palette de travail. Je recherche une brutalité qui s’impose d’elle-même comme la négation de la patine décorative, cherchant par un procédé organique et chaotique à approcher cette capsule temporelle, avec un passé et un futur tant chimiques que symboliques. Soudure, acides, bases, chocs thermiques et minéraux se superposent et s’entremêlent, parfois à l’aveugle, parfois à dessein, dans une mue rituelle du contenant qui enfermera à jamais la sculpture de rue décrochée du mur. L’incinération métamorphose la terre crue en céramique. L’œuvre est alors scellée à chaud, autour de 650 °C, dans son tombeau d’où elle sera définitivement soustraite au regard du monde.











































































































































